En 40 ans, les enfants ont perdu près de 25 % de leur capacité cardiovasculaire !

Enfant_CVv2C’est le constat alarmant qui a été fait par la Fédération Française de Cardiologie ! La raison ? Les enfants bougent de moins en moins. Et pour cause, aujourd’hui les enfants ont tendance à préférer passer leur temps libre devant la télévision, les tablettes ou encore les jeux vidéo. Ainsi, en France, moins de 50 % des enfants respectent les 60 minutes d’activité physique quotidienne recommandées. A contrario, une étude du CSA a révélé que les enfants de 4 à 10 ans passent en moyenne deux heures par jour devant un écran.

Et cela n’est pas sans conséquence : bouger dès l’enfance permet de se constituer un « Capital Santé », qui permettra d’éviter plus tard le surpoids, l’augmentation de la pression artérielle, de la glycémie et du cholestérol. A cause de ces mauvaises habitudes, les nouvelles générations risquent d’avoir une moins bonne santé cardiovasculaire que leurs aînés. Cela a d’ailleurs déjà été observé de manière très concrète puisqu’en « 40 ans, nos collégiens ont perdu environ 25% de leur capacité physique. C’est-à-dire qu’ils courent moins vite et moins longtemps… En 1971, un enfant courait 800 mètres en 3 minutes, en 2013 pour cette même distance, il lui en faut 4 » affirme le Pr Carré (Fédération française de cardiologie, CHRU de Rennes).

Comment agir face à ce fléau ? Les parents ont un rôle primordial à jouer dans la lutte contre la sédentarité de leurs chers bambins. Inciter les enfants à marcher pour aller à l’école, privilégier les activités en plein air, etc. sont autant  de gestes du quotidien qui permettront à l’enfant de ne pas s’encroûter durablement.

Cette sonnette d’alarme tirée par les cardiologues et les pédiatres intervient à la veille du lancement de l’opération « Les parcours du cœur scolaires », qui se déroule dans les établissements scolaires jusqu’au 15 mai prochain. Objectif affiché : proposer des épreuves d’activité physique aux enfants, et leur donner des conseils de prévention sur la santé cardiovasculaire. Louable initiative : la #smartsanté commence par la prise de conscience que la santé cardiovasculaire à l’âge adulte se forge (ou pas) dès le plus jeune âge !

 

Pour en savoir plus : http://fedecardio.org/sites/default/files/pdf/2015-02-15_cp_parcours_du_coeur_scolairevf.pdf

Fini les prescriptions médicales papier à New York !

Female doctor taping on a computer keyboardExit les feuilles de papier aux inscriptions manuscrites difficiles à déchiffrer. A partir du 27 mars 2016, les médecins devront délivrer leurs prescriptions médicales sous forme dématérialisée et les envoyer directement à une pharmacie choisie par le patient.

Sujet sensible oblige, pas question d’utiliser un service mail classique pour transmettre les prescriptions. Toutes les données seront cryptées et échangées à travers un système de messagerie sécurisée.

Le système, novateur, présente tout de même des inconvénients pour le patient qui devra décider à l’avance de la pharmacie dans laquelle il souhaite acheter ses médicaments. S’il veut en changer, il devra retourner voir son médecin.

Un tournant digital avant tout motivé par la lutte contre les fraudes

Cette dématérialisation imposée correspond à l’application de la loi « I-stop », adoptée en 2013, qui relève en fait plus d’une volonté de lutte contre la fraude à la prescription médicale que d’une stratégie nationale d’e-santé.

Le ministère de la santé américain s’inquiétait tout particulièrement du lien direct entre la recrudescence du nombre de décès liés aux opiacés à New York et la multiplication des ordonnances, vraies ou fausses, prescrivant ces substances. Des morts sur ordonnance en substance.

Avec cette nouvelle loi, les médecins pourront consulter l’historique des médicaments prescrits à leurs patients et ainsi limiter les abus et la dépendance à ces substances.

Une loi similaire pourrait-elle arriver en France ?

Oui, et elle serait sans doute bien perçue par une majorité de patients friands de simplification et d’easy access ans tous les aspects de leur consommation.

Pas tout de suite, du fait de la résistance prévisible des médecins, encore réfractaires à cette dématérialisation qu’ils perçoivent comme une porte d’entrée vers le contrôle de leurs prescriptions. Et de l’absence de volonté politique forte, qui se concentre aujourd’hui sur la généralisation de la dématérialisation des paiements et de la gratuité des soins.

Pour en savoir plus :

http://bfmbusiness.bfmtv.com/entreprise/a-new-york-les-medecins-n-ont-plus-droit-aux-ordonnances-papier-959887.html

http://www.objetconnecte.com/i-stop-prescriptions-medicales-changer-a-nyc/?platform=hootsuite

Apple renforce son offre santé !

AppleCarekitLors de la fameuse « keynote » du 21 mars dernier, Apple a présenté, outre son nouvel smartphone et sa nouvelle tablette, un logiciel qui permettra de créer des applications pour les patients. Ce logiciel « CareKit » a pour but de faciliter la création d’applications permettant aux malades de suivre plus facilement leur programme de soins et de surveiller leurs symptômes ainsi que la prise des médicaments, tout en partageant ces informations avec les familles et l’équipe soignante.

L’an dernier, Apple s’était déjà positionné dans le domaine médical en proposant un logiciel à destination des chercheurs, « ResearchKit ». Ce logiciel avait rencontré beaucoup de succès en permettant notamment la création d’applications permettant de réaliser des études sur de grands échantillons de personnes sur des sujets comme la dépression postpartum (University of North Carolina), sur l’asthme (Mount Sinaï) ou encore sur les maladies cardiovasculaires (Stanford).

Au lancement de « CareKit » le mois prochain, quatre modules seront déjà proposés. Care Card qui a pour but d’aider les patients à suivre leur programme de soins et à respecter un protocole précis. Symptom and Measurement Tracker qui permettra aux utilisateurs d’enregistrer facilement leurs symptômes et leurs sensations. Insight Dashboard qui compare les symptômes et le protocole figurant sur la Care Card pour montrer facilement l’efficacité des traitements. Et enfin Connect avec lequel les utilisateurs peuvent facilement partager des informations sur leur santé ou l’évolution de leur pathologie avec les médecins, les équipes de soins ou leurs proches.

Ces différents modules disponibles en open source pourront ainsi être aisément adaptés par des développeurs pour répondre aux besoins de chaque pathologie.

La puissance de ces outils, couplée aux objets connectés Apple (smartphone, tablettes et montres intelligentes), laisse présager de nombreuses évolutions dans le suivi médical des patients. A contrario, Apple sera confronté plus que jamais au défi de la sécurité des échanges et du stockage des données de santé !

Pour en savoir plus :

http://www.apple.com/researchkit/

http://www.apple.com/fr/pr/library/2016/03/21Apple-Advances-Health-Apps-with-CareKit.html

Savez-vous chasser vos chocolats sans sucre caché ?

Pâques, c’était il y a quelques jours. Conformément à la tradition, beaucoup d’entre-nous sommes allés débusquer oeufs, poules, cloches et autres lapins en chocolat. A coup sûr, cette chasse a été couronnée de succès ! Mais avons-nous vraiment su chasser le bon gibier chocolaté ?

Infographie Sucre et chocolats de paques

Diabeloop : enfin un pancréas artificiel pour les diabétiques de type 1 !

logo_diabeloopLe diabète de type 1 concerne 200 000 personnes en France et se déclare chez l’enfant ou le jeune adule : leur pancréas ne permet plus d’assurer la sécrétion d’insuline, l’hormone responsable de la régulation du taux de sucre dans le sang (glycémie). Les patients concernés doivent alors contrôler leur glycémie en permanence, afin de calculer et s’injecter la dose d’insuline adéquate. En cas d’erreur, ils risquent l’hypoglycémie (pouvant conduire au coma) ou l’hyperglycémie, dont les conséquences à long terme sont dramatiques (complications cardiovasculaires, atteinte des reins, des yeux, des jambes, etc.)
Le stress est donc réel au quotidien… L’objectif de Diabeloop est simple, redonner à ces patients leur liberté ! Diabeloop leur propose un service de pancréas artificiel : le patient reçoit régulièrement de l’insuline via une pompe directement pilotée par un algorithme, qui prend en considération la glycémie mesurée par un capteur ainsi que les activités pouvant avoir une influence qu’il aura déclarées. Toutes les informations nécessaires au suivi du diabète sont remontées sur son smartphone et transmises à une équipe médicale de surveillance. Cette innovation majeure est attendue de pied ferme par les patients qui déclarent souhaiter en bénéficier à plus de 80 % selon une enquête menée par l’AFD (fédération française des diabétiques). Patience, le système devrait être en vente d’ici fin 2017…

 

Pour en savoir plus :

www.diabeloop.fr

Enquête AFD : les résultats du questionnaire sur le pancréas artificiel Diabeloop

 

Quand la notion de bonne santé devient relative

Une étude publiéPlaquettes de médicamentse par l’Irdes (Institut de recherche et documentation en économie de la santé) montre que 40 % des plus de 75 ans consomment quotidiennement plus de dix médicaments.

Comment expliquer une polymédication aussi massive ? Par l’allongement de l’espérance de vie. Les personnes très âgées souffrent généralement d’une ou plusieurs maladies chroniques pour la simple raison qu’elles sont très âgées et ces maladies nécessitent une prise en charge médicamenteuse massive. Ces traitements ne sont  pas sans risques : au « surcoût généré par la consommation de médicaments inutiles s’ajoute le coût de l’iatrogénie en termes d’hospitalisation, de consultations et de traitements », insiste l’Irdes.

Cette étude met également en avant le fait que le nombre de médicaments pris par une personne âgée varie d’une région à l’autre. Ainsi Les personnes qui habitent au nord ou dans le centre de la France sont plus polymédiquées que la moyenne, alors que celles résidant en Haute-Savoie ont un moindre risque de l’être (Miracle de l’altitude ? Thérapie par le ski ?). La polymédication fait aussi fi de la parité entre les sexes : elle concerne plus les femmes que les hommes.

Une étude réalisée par le cabinet de conseil jalma en partenariat avec l’IFOP en novembre 2015 recoupe les constats de l’Irdes et donne un éclairage intéressant de la vision qu’ont les intéressés eux-mêmes du phénomène de polymédication. 71 % des plus de 60 ans déclarent être polymédiqués pour le traitement  d’une ou plusieurs maladies chroniques.  A contrario, 86 % d’entre eux s’estiment en bonne santé.  Force est donc de constater qu’aujourd’hui on n’est plus en bonne santé parce qu’on n’est pas malade, mais parce qu’on est bien soigné. Et qu’on peut le rester pendant très longtemps.

 

Pour en savoir plus :

http://www.lequotidiendumedecin.fr/actualites/article/2016/03/04/40-des-personnes-de-plus-de-75-ans-consomment-plus-de-dix-medicaments_798626

http://www.jalma.com/publications/

Maladies cardiovasculaires : les femmes jeunes de plus en plus touchées

Risque_CV_Femmes_fotolia.jpg« L’infarctus du myocarde est spontanément associé à un homme de 50 à 60 ans, fumeur, sédentaire et avec un peu d’embonpoint. Pourtant, les femmes décèdent plus que les hommes d’une maladie cardiovasculaire », le Pr Claire Mounier-Vehier, cardiologue et médecin vasculaire nous invite à revoir le portrait-robot des personnes touchées par les maladies cardiovasculaires.

1ère cause de mortalité chez les femmes, 8 fois plus de décès que le cancer du sein

Les maladies cardiovasculaires sont la première cause de mortalité chez les femmes (2ème chez les hommes), elles représentent 8 fois plus de décès que le cancer du sein.

Pourtant, les femmes ne sont pas assez sensibilisées à la question. Les politiques publiques de dépistage de grande ampleur que l’on connaît pour le cancer n’ont pas d’équivalent pour les maladies cardiovasculaires. De nombreux professionnels de santé militent aujourd’hui pour la création d’un « Plan cœur » à l’instar du plan cancer, qui hisserait ces maladies au rang de cause de santé nationale.

Une progression inquiétante chez les femmes jeunes

A l’occasion de la journée internationale de la femme, l’Institut de Veille Sanitaire publiait le 8 mars dernier de nouveaux chiffres dévoilant une situation préoccupante : ces dernières années, le nombre d’hospitalisations pour un infarctus du myocarde chez les femmes de 45 à 54 ans a augmenté de 17.9%  (alors qu’il a diminué de 8.2% chez les hommes).

De nouveaux comportements à risque en cause, mais pas uniquement

Comment l’expliquer ? Tout d’abord, par le bouleversement des modes de vie des femmes, aujourd’hui beaucoup plus exposées au tabac, au stress, aux mauvaises habitudes alimentaires… Plus de 60 % des infarctus chez les femmes de moins de 60 ans seraient attribuables au tabac !

Le professeur Mounier-Vehier explique aussi que les symptômes chez la femme sont différents de ceux des hommes : par exemple, la douleur dans la poitrine irradiant dans le bras gauche très fréquente chez les hommes est absente dans 40% des cas chez les femmes, remplacée par des nausées, palpitations, un essoufflement, ou une douleur au milieu du dos. Les femmes mettent plus de temps à identifier ces symptômes et donc à réagir lors d’un accident cardiovasculaire.

Il est donc urgent d’agir, et ce d’autant plus que l’on sait aujourd’hui comment réduire les risques de développer ces maladies.

En savoir plus :

http://www.fedecardio.org/risque-chez-la-femme-jeune.html

Twitter outil de recherche biomédicale

 

Twitter_logo_blueAvec 500 millions de tweets publiés chaque jour, Twitter, lancé en 2006, est devenu un moyen de communication indispensable pour les jeunes, les intellectuels, les journalistes, les politiques, mais aussi pour les scientifiques et les professionnels de santé.

Il permet en particulier à la communauté scientifique d’échanger, de commenter un événement scientifique ou médical, de commenter une publication ou encore de suivre des développements thérapeutiques.

Les scientifiques et professionnels de santé ne sont pas les seuls à utiliser Twitter. Les patients utilisent également les réseaux sociaux pour former des réseaux de patients et partager des informations sur leur maladie et ses traitements, fournir du soutien à d’autres malades ou exprimer des émotions liées à leur maladie.

Par exemple, une équipe de médecins de l’Abramson cancer Center de l’université de Pennsylvanie a recensé plus 15 346 tweets qui contenaient les mots « cancer du poumon ». En analysant leur contenu, ils se sont rendu compte que la majorité des tweets parlaient de soutien moral et de prévention et qu’une proportion moins importante faisait référence à des essais cliniques.

Au-delà des nombreux échanges qui se font sur Twitter, le réseau social est une source de données considérable pour analyser les comportements des patients et leurs échanges ou encore pour accélérer le recrutement des patients pour les études cliniques.

Ainsi on compte aujourd’hui dans Pubmed, le célèbre moteur de recherche de publications scientifiques plus d’un millier d’articles dont le sujet est lié à Twitter et à son influence dans la santé ou les comportements.

Enfin, un nouvel enjeu est d’utiliser Twitter pour faire de la pharmacovigilance c’est-à-dire détecter des effets indésirables ou secondaires liés à l’usage des médicaments. Tel est l’objectif d’un des projets lancés dans le cadre d’Epidemium, premier programme de recherche participatif en épidémiologie pour mieux comprendre le cancer grâce au Big Data, qui a été lancé par Roche France et La Paillasse en novembre 2015.  Un grand jeu de données de tweets sur les médicaments anti-cancers sera analysé à l’aide des méthodes d’analyse du langage naturel (Natural Language Processing) et des algorithmes de Machine Learning afin de détecter des effets indésirables liés à l’usage de ces médicaments. Ces résultats seront utilisés pour constituer une base de connaissances pour la pharmacovigilance destinée dans un premier temps aux groupes pharmaceutiques et aux autorités de santé et de régulation.

Pour en savoir plus : http://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/cercle-154901-big-data-loiseau-bleu-a-fait-son-nid-en-sante-et-en-recherche-biomedicale-sur-le-cancer-1205495.phpxwDj14BRCkWmE6dQ.99

http://www.lequotidiendumedecin.fr/actualites/article/2016/03/04/twitter-pour-recruter-des-volontaires-aux-essais-cliniques_798711

 

 

Les Français boudent le dépistage du cancer du côlon

Magen-Darm Schmerzen - anatomische 3D-IllustrationSeuls 30% des Français se font dépister pour le cancer du côlon alors qu’il s’agit de l’un des plus meurtriers : 42 000 nouveaux cas sont déclarés tous les ans en France et il y fait 17 500 victimes chaque année. Et pourtant selon l’étude OpinionWay menée en décembre 2015 par le Conseil National Professionnel d’Hépato Gastro-Entérologie (CNPHGE), une large majorité des Français déclare connaitre cette maladie et les moyens de la dépister.

Entre la prise de conscience et la réalité, il existe donc un véritable fossé ! Comment expliquer ce décalage ? Différentes raisons ont été mises en avant par cette étude : 59 % des personnes interrogées déclarent que leur médecin ne leur a jamais recommandé un dépistage de ce cancer et une sur quatre a de la coloscopie la vision d’un examen contraignant et gênant à réaliser.

Et pourtant, « un dépistage précoce est crucial. Lorsqu’il est détecté tôt, le cancer du côlon peut être guéri dans 9 cas sur 10 », explique le Pr Christophe Cellier, chef du service d’hépato-gastro-entérologie de l’hôpital européen Georges-Pompidou à Paris. Sensibiliser les médecins traitants sur l’importance de leur rôle dans la recommandation d’un dépistage est donc indispensable. Et il faut les encourager à mettre en avant les avancées en la matière : un nouveau test plus fiable que les précédents et moins contraignant a été lancé l’année dernière et peut être réalisé chez soi.

Outre le dépistage précoce de ce cancer, des études ont également montré que l’exercice physique réduit de 20 % le risque de cancer du côlon et a un effet bénéfique sur d’autres cancers. Il est donc aussi du devoir du médecin traitant de rappeler qu’il est recommandé de pratiquer de 30 à 60 minutes d’activité physique modérée à intense, au moins cinq fois par semaine !

 

Pour en savoir plus : http://colon-day.fr/wp-content/themes/JointsWP-master/assets/pdf/2016/presse/communique_de_presse_2016.pdf

http://francais.medscape.com/voirarticle/3372703  (article protégé)

 

Maladies chroniques : améliorer l’observance serait plus utile que de nouveaux traitements

Colorful caplets on smartphone screen, isolated on white background

Dans les pays développés, l’observance chez les patients atteints de maladies chroniques est à peine de 50%. A peine un médicament prescrit sur deux est donc réellement pris et une recommandation médicale sur deux suivie.

Selon une étude du cabinet de conseil jalma, 12 000 décès et 100 000 hospitalisations complètes seraient imputables à ce manque de suivi des traitements et recommandations médicales. Le surcoût pour l’Assurance Maladie se situerait quant à lui dans une fourchette allant de 3 à 5 milliards d’€, la palme revenant à la psychiatrie, pour laquelle le seul surcoût lié aux hospitalisations évitables découlant de la non-observance est estimé à 500 M€. Les enjeux médico-économiques liés à la non-observance sont tels que l’OMS concluait déjà dans un rapport de 2003 « qu’améliorer l’efficacité des solutions d’aide à l’observance pourrait avoir bien plus d’impact sur la santé publique que l’arrivée de nouveaux traitements ».

C’est ainsi que de nombreux chercheurs s’intéressent aux différents moyens d’améliorer l’observance, notamment par le biais des nouvelles technologies. Un article paru dans le Journal of American Medicine a ainsi établi que l’envoi de SMS aux patients pouvait faire passer de 50 à 68% leur observance.

Solution miracle ? Pas tout à fait. Les auteurs de l’étude relativisent ces résultats impressionnants : ils ont été obtenus sur une base déclarative et sur une courte durée – 12 semaines en moyenne –  pour des traitements à prendre toute une vie.

Clara Chow, co-auteur de l’article et directrice du service cardiovasculaire du George Institute for Global Health à Sydney souligne néanmoins le potentiel de ces messages écrits, « qui peuvent être délivrés à bas coût et à grande échelle »,  et sont donc «susceptibles d’avoir un bon rapport coût / efficacité » pour tout le monde.

Pour en savoir plus : http://khn.org/news/study-doctors-texts-can-prod-patients-to-take-drugs-but-questions-linger/ (en anglais)

http://archinte.jamanetwork.com/article.aspx?articleid=2484905

Etude de jalma sur l’observance