Médecine Responsable

3, 2, 1… Connecté !

Fitness woman checking time on smartwatchLes bracelets, stars du sport connecté !

A enfiler pour une séance de sport ou à porter toute la journée, les bracelets traqueurs d’activité séduisent ! 80 000 français se sont laissés tenter l’année dernière.
Les traqueurs les plus simples se portent toute la journée. Ils proposent le suivi du nombre de pas, de la distance parcourue, du nombre de calories perdues, du temps total passé à être « actif », et parfois le suivi du sommeil.

Les traqueurs d’activité sportive, plus sophistiqués, accompagnent les sportifs dans toutes leurs excursions ! Vélo, natation, course à pied, ils détectent le sport pratiqué, proposent des instructions d’exercices à l’écran, mesurent la fréquence cardiaque pendant l’exercice. Connectés à une application, ils restituent le parcours grâce à leur GPS intégré, représentent des courbes de performance… Bref, le coach sportif se porte désormais au poignet !

Le design en plus ! Les fabricants l’ont bien compris, pour séduire les consommateurs, le look de ces objets est essentiel. Il y en a donc pour tous les goûts : du plus chic au plus décontracté, du classique au très coloré, avec souvent la possibilité de changer de bracelets.

Et demain, place aux vêtements connectés ?

Destinées aux sportifs, de nouvelles gammes de t-shirts connectés voient également le jour. Les capteurs, directement intégrés au textile, permettent de récolter indicateurs de performance (vitesse, accélération, …) et données physiologiques (rythme cardiaque, température, hydratation…) avec une meilleure précision que les bracelets.
Pour le moment, leur prix encore très élevé les destine plutôt au monde professionnel : football, cyclisme, ou encore tennis, les clubs et fédérations les suivent de près.

Gadgets ou réelle utilité ?

On comprend l’engouement suscité par ces objets, qui séduisent les sportifs et intriguent les plus technophiles.
Pour les personnes soucieuses d’améliorer leur forme et leur santé, les témoignages semblent montrer que les traqueurs d’activité incitent leur porteur à bouger plus au quotidien. Ils permettraient ainsi de lutter contre la sédentarité et limiteraient l’apparition de maladies telles que les maladies cardiovasculaires.
Concernant la pratique sportive plus intensive, attention tout de même à l’interprétation des mesures physiologiques – en particulier de la fréquence cardiaque – qui pourrait manquer de précision.
Le véritable challenge que doivent relever les fabricants reste celui de l’adoption dans le temps de ces objets, qui finissent pour le moment encore très souvent au fond d’un tiroir, passées les premières semaines d’utilisation…

Une nouvelle balance qui permet de mesurer la santé cardiovasculaire !

BodyCardio2Les balances ne se contentent plus d’indiquer le poids. La société française Withings vient en effet de lancer sur le marché « Body Cardio », son tout nouveau pèse-personne connecté.

Au-delà du poids, la balance affiche une batterie d’informations : l’indice de masse corporelle, la masse grasse, musculaire, hydrique et osseuse, la fréquence cardiaque et surtout, nouveauté de ce modèle, la « vitesse d’onde de pouls », donnée qui n’était jusqu’alors disponible qu’en milieu hospitalier.

Mais à quoi correspond cette mesure ? Le pouls correspond au rythme de l’activité du cœur, quand celui-ci pompe pour envoyer le sang à travers les artères. Chaque pulsation s’accompagne d’une onde, qui court le long des artères jusqu’aux extrémités du corps. La vitesse de l’onde de pouls (VOP) se mesure en calculant le temps mis par cette onde à parcourir le circuit artériel et traduit d’une certaine façon l’état de ce dernier.

Cette mesure est influencée par le mode de vie et les principaux facteurs de risque tels que la pression artérielle et le cholestérol. Ainsi, plus la vitesse est élevée, plus les artères sont rigides et plus il y a de risques de développer de l’hypertension ou tout autre type de maladie cardiovasculaire. Selon le Dr. Boutouyrie, cardiologue à l’hôpital Georges Pompidou, « la vitesse d’onde de pouls est une mesure essentielle, la plus fiable pour évaluer la santé cardiovasculaire ».

Une fois cette donnée en mains, il est possible de visualiser sur son application si cette mesure est optimale ou non. On peut ensuite agir en modifiant son mode de vie, c’est-à-dire en perdant du poids, en reprenant une activité physique, en adoptant une alimentation plus saine (moins de sel, moins de gras), en réduisant le stress et la consommation d’alcool pour constater directement les bienfaits de ces mesures sur ses artères. Une nouvelle technologie au service de la smartsanté !

Pour en savoir plus : http://www.withings.com/eu/fr/products/body-cardio

Le cholestérol bientôt has-been ?

comment-savoir-que-l’-un-problème-de-cholestérolUne nouvelle classe de médicaments contre le cholestérol, en développement depuis plusieurs années, devrait arriver sur le marché français en 2017.  Ces nouveaux anti-cholestérol appelés Inhibiteurs du PCSK9 ou « anti-PCSK9 » permettraient d’abaisser le taux de « mauvais cholestérol », c’est-à-dire de cholestérol LDL,  de façon considérable tout en étant très bien tolérés. La population potentielle concernée est conséquente : environ deux tiers des patients à haut risque de souffrir d’un accident cardiovasculaire n’ont pas à ce jour un taux de cholestérol LDL suffisamment bas.

Actuellement, les principaux médicaments utilisés pour abaisser le cholestérol LDL sont les statines. Ces médicaments ont largement fait leurs preuves sur la grande majorité des patients mais ne permettent pas toujours d’abaisser suffisamment le taux de  cholestérol LDL aux cibles recommandées et sont souvent mal tolérés par les patients en raison de leurs multiples effets secondaires, dont les plus fréquents sont les troubles musculaires.

Dans la course au développement de ces nouvelles molécules, deux laboratoires sont aujourd’hui très avancés : Sanofi avec le Praluent et Amgen avec le Répatha. Ces médicaments, qui se présentent sous forme injectable, ont déjà reçu un avis favorable de mise sur le marché de la part de l’Agence européenne du médicament et sont même déjà commercialisés aux Etats-Unis.

Toutefois, leur indication reste pour le moment limitée aux cas des hypercholestérolémies familiales qui est une forme rare d’excès de cholestérol, ou lorsque des doses optimales de statines n’ont pas permis de contrôler le taux de cholestérol. Pour ouvrir plus grandes les vannes, les autorités de régulation attendent des études permettant de montrer une baisse des événements cardiovasculaires, qui ne sont pas encore disponibles.

La vraie raison des restrictions d’autorisation de mise sur le marché est cependant ailleurs : les prix proposés par les laboratoires se situent entre 7000 et 12 000 dollars par an, soit 100 fois le prix des statines, ce qui promet de féroces discussions entre les organismes de Sécurité sociale et des laboratoires qui espèrent bien entendu récidiver le succès des statines, dont la plupart sont aujourd’hui dans le domaine public, et donc génériquables à bas prix.

 

Pour en savoir plus : http://francais.medscape.com/voirarticle/3601509#vp_2

http://lemonde.fr/economie/article/2015/07/25/une-nouvelle-generation-d-anticholesterols-attise-les-rivalites-entre-laboratoires_4698098_3234.html?xtmc=pcsk9&xtcr=3

Quand le stent devient intelligent…

instent-logo-final_bannerEnviron 200 000 stents sont posés chaque année en France, et plus de 7 millions dans le monde. Ces petits ressorts métalliques sont utilisés en cardiologie après une angioplastie (dilatation d’une artère obstruée par une plaque d’athérome) pour maintenir l’artère ouverte et ainsi diminuer le risque qu’elle s’obstrue à nouveau.

Malheureusement, des complications suite à la pose de ce dispositif surviennent dans 10 % des cas du fait du processus de cicatrisation. Après la pause du stent, les cellules composant la paroi des artères sont abîmées et perdent temporairement leur fonction anticoagulante, ce qui rend nécessaire un traitement adapté. Mais cette phase de cicatrisation varie d’un individu à l’autre, et il est donc délicat de savoir précisément combien de temps doit durer le traitement. Si celui-ci est trop long, le patient est trop anticoagulé et peut faire une hémorragie. Si, au contraire, il est trop court, un caillot peut se former et obstruer l’artère.

C’est pour répondre à cet enjeu que la start-up Instent a développé un stent intelligent, doté de micro-capteurs capables de mesurer l’avancement de la cicatrisation en analysant les propriétés électriques des différents tissus. Le stent peut alors envoyer l’information que la cicatrisation est terminée.

Un prototype a pour l’instant été testé sur animal avec succès, propulsant la start-up française sous le feu des projecteurs. Elle a notamment été remarquée par la MIT Technology Review. Affaire à suivre de près, car il y a fort à parier que si l’aventure est concluante, les applications de ces nouveaux capteurs seront multiples.

Les essais cliniques sur l’homme sont prévus pour 2018.

 

Pour en savoir plus :

Le Figaro Santé : Cardiologie : les séduisantes promesses du stent «intelligent»

Instent : http://www.instent.eu/

 

AVC : des signaux d’alerte à ne pas négliger

doctor view output CT scan.La journée européenne de l’AVC qui a eu lieu ce samedi 14 mai est l’occasion de rappeler l’importance de la prise en charge rapide des « accidents ischémiques transitoires », essentielle pour réduire le nombre d’AVC.

En effet, les AVC ne surviennent pas systématiquement de façon brutale sans le moindre signe d’alerte préalable. Environ un accident cérébral vasculaire (AVC) sur quatre est précédé d’un « accident ­ischémique transitoire » (AIT) qui est une sorte de « mini AVC » : de la même façon que pour un AVC, un caillot vient se loger dans une artère et bloquer la circulation sanguine. Toutefois, dans le cas d’un AIT, cela ne dure que quelques secondes à quelques minutes puis disparait sans laisser de trace. Résultat, de nombreuses personnes affectées par des AIT ignorent ces symptômes, pensant – à tort – que le risque a disparu. Or une étude a montré que dans 12 à 20% des cas, l’AIT est suivi d’un AVC au cours des trois mois qui suivent.

Mais quels sont ces signes, qui restent souvent méconnus ?  Ce sont les mêmes que ceux d’un AVC. Survenant toujours brutalement, ils sont brefs et réversibles. Il peut s’agir de troubles de la parole (une incapacité soudaine à prononcer ou à trouver les mots), d’une difficulté d’articulation, de faiblesses ou d’une paralysie d’un membre, d’une perte de vue ou d’équilibre…

Lorsque l’on présente ces symptômes, même s’ils disparaissent ensuite, il est indispensable d’aller rapidement consulter un médecin voire, lorsque cela est possible, de se rendre dans l’une des « cliniques SOS-AIT » existante. Ces cliniques répondent à un défi majeur : réaliser en moins de trois heures tous les examens nécessaires. A l’issue de ce bilan, 70 % à 75 % des malades rentrent chez eux avec une ordonnance de traitement préventif ; 25 % à 30 % sont hospitalisés pour un traitement immédiat.

Hélas, la France accuse un certain retard dans ce domaine : il existe seulement deux cliniques spécialisées dans la prise en charge des AIT (l’une à Paris et l’autre à Toulouse), alors que la Grande Bretagne compte déjà 200 structures équivalentes. « Ces cliniques ont permis d’éviter 10 000 AVC par an au Royaume-Uni. Elles ont aussi permis d’économiser 200 millions de livres sterling [250 millions d’euros], uniquement sur les coûts de la prise en charge en aigu », explique Peter Rothwell de l’université d’Oxford. En France, l’enjeu de santé publique est pourtant de taille car lorsque l’attaque cérébrale survient, en moyenne seuls 5 % des patients français reçoivent un traitement efficace dans un délai de six heures.

 

Pour en savoir plus : http://lemonde.fr/sciences/article/2016/04/25/traiter-en-urgence-les-premices-d-un-avc_4908330_1650684.html

L’endométriose augmente le risque de maladies cardiovasculaires

Heart beat. Young woman drawing a heart on her t-shirtL’endométriose est une pathologie gynécologique encore peu connue et pourtant très courante (10% des femmes en âge de procréer sont concernées) : des cellules d’endomètre (muqueuse utérine) se développent en dehors de l’utérus chez les femmes concernées. Depuis trois ans, cette maladie sort de l’ombre grâce aux évènements de sensibilisation organisés et à leur médiatisation, et les terribles douleurs qu’elle engendre ainsi que ses conséquences sur la fertilité des femmes commencent à être connues.

Mais on sait aussi désormais que les femmes souffrant d’endométriose sont davantage à risque cardiovasculaire. C’est en effet ce qu’a montré une étude américaine, qui a analysé les données issues d’un registre consignant les données d’observation de plus de 100 000 femmes suivies pendant 20 ans (de 1989 à 2009). Il est apparu que, toutes choses égales par ailleurs, le risque d’infarctus du myocarde était augmenté de 52% et le risque d’angine de poitrine de 91% (une angine de poitrine se manifeste par une douleur thoracique intense ; elle survient lorsque le cœur est insuffisamment irrigué). Ce sur-risque lié à l’endométriose est d’autant plus important que la femme est jeune, et est partiellement lié aux conséquences des traitements de la maladie (hystérectomie / ovariectomie).

Une raison supplémentaire – s’il en fallait une – de ne pas retarder le diagnostic de cette pathologie chez les femmes se plaignant de douleurs menstruelles… et de les surveiller ensuite régulièrement afin d’éviter l’apparition de ces complications.

Pour en savoir plus :

Des seniors de plus en plus connectés

Senior couple using digital tabletLes seniors s’intéressent aux objets connectés de santé. C’est ce que montre un récent sondage réalisé par l’Institut Français des seniors – ici 50 ans et plus. On retiendra que près d’un senior sur trois a déjà utilisé un objet connecté de santé et surtout que 80 % de ceux qui en possèdent un continueraient de l’utiliser. En tête des objets concentrant le plus d’intérêt se trouvent sans surprise les auto-tensiomètres et les bracelets surveillant le rythme cardiaque.

75% des sondés souhaiteraient être conseillés dans le choix de l’objet

Et on les comprend. Le marché très jeune et encore peu structuré des objets connectés de santé s’apparente à une jungle, où la frontière entre le segment « bien-être » et le « médical » est encore souvent très floue. La qualité et le sérieux médical de ces objets sont extrêmement variables et il n’existe pas encore d’outils grand public incontestables permettant d’orienter consommateurs et patients.

Le médecin généraliste, interlocuteur privilégié

En pratique, interrogés sur la personne la plus légitime pour les conseiller, les seniors plébiscitent à 70 % leur médecin généraliste. Ce qui est cohérent avec une étude récente de l’agence A + A, qui place les médecins généralistes en tête de liste des acteurs auxquels les Français accordent leur confiance en matière de santé.

Une étude jalma-IFOP sur la santé connectée a en revanche montré que les Français dans leur ensemble jugeaient très sévèrement le retard pris par les praticiens dans la maîtrise des nouvelles technologies. Le médecin traitant est un acteur considéré comme légitime, mais qui n’est pas pour autant jugé compétent et auquel ses concitoyens  enjoignent de se mettre à niveau d’urgence.

Des objets connectés… oui, mais dans quel but ?

La principale attente vis-à-vis de ces objets serait qu’ils aident à prévenir un accident de santé. 64 % des personnes interrogées pensent qu’ils permettront à l’avenir un meilleur suivi de la santé de chacun. Et pour cela, 84 % des sondés répondent qu’il leur paraîtrait naturel de communiquer périodiquement des données à leur médecin.

Faute de cadre légal adapté et de rémunération des médecins pour le suivi des malades à distance, il est peu probable que ce cercle vertueux se mette en place à court terme. La #smartsanté ne sera décidément pas avant longtemps un long fleuve tranquille !

 

Pour en savoir plus :

http://www.senioractu.com/Seniors-et-objets-connectes-font-bon-menage_a18891.html

http://www.leparisien.fr/espace-premium/actu/en-qui-avez-vous-le-plus-confiance-17-03-2016-5633359.php

Fini les prescriptions médicales papier à New York !

Female doctor taping on a computer keyboardExit les feuilles de papier aux inscriptions manuscrites difficiles à déchiffrer. A partir du 27 mars 2016, les médecins devront délivrer leurs prescriptions médicales sous forme dématérialisée et les envoyer directement à une pharmacie choisie par le patient.

Sujet sensible oblige, pas question d’utiliser un service mail classique pour transmettre les prescriptions. Toutes les données seront cryptées et échangées à travers un système de messagerie sécurisée.

Le système, novateur, présente tout de même des inconvénients pour le patient qui devra décider à l’avance de la pharmacie dans laquelle il souhaite acheter ses médicaments. S’il veut en changer, il devra retourner voir son médecin.

Un tournant digital avant tout motivé par la lutte contre les fraudes

Cette dématérialisation imposée correspond à l’application de la loi « I-stop », adoptée en 2013, qui relève en fait plus d’une volonté de lutte contre la fraude à la prescription médicale que d’une stratégie nationale d’e-santé.

Le ministère de la santé américain s’inquiétait tout particulièrement du lien direct entre la recrudescence du nombre de décès liés aux opiacés à New York et la multiplication des ordonnances, vraies ou fausses, prescrivant ces substances. Des morts sur ordonnance en substance.

Avec cette nouvelle loi, les médecins pourront consulter l’historique des médicaments prescrits à leurs patients et ainsi limiter les abus et la dépendance à ces substances.

Une loi similaire pourrait-elle arriver en France ?

Oui, et elle serait sans doute bien perçue par une majorité de patients friands de simplification et d’easy access ans tous les aspects de leur consommation.

Pas tout de suite, du fait de la résistance prévisible des médecins, encore réfractaires à cette dématérialisation qu’ils perçoivent comme une porte d’entrée vers le contrôle de leurs prescriptions. Et de l’absence de volonté politique forte, qui se concentre aujourd’hui sur la généralisation de la dématérialisation des paiements et de la gratuité des soins.

Pour en savoir plus :

http://bfmbusiness.bfmtv.com/entreprise/a-new-york-les-medecins-n-ont-plus-droit-aux-ordonnances-papier-959887.html

http://www.objetconnecte.com/i-stop-prescriptions-medicales-changer-a-nyc/?platform=hootsuite

Apple renforce son offre santé !

AppleCarekitLors de la fameuse « keynote » du 21 mars dernier, Apple a présenté, outre son nouvel smartphone et sa nouvelle tablette, un logiciel qui permettra de créer des applications pour les patients. Ce logiciel « CareKit » a pour but de faciliter la création d’applications permettant aux malades de suivre plus facilement leur programme de soins et de surveiller leurs symptômes ainsi que la prise des médicaments, tout en partageant ces informations avec les familles et l’équipe soignante.

L’an dernier, Apple s’était déjà positionné dans le domaine médical en proposant un logiciel à destination des chercheurs, « ResearchKit ». Ce logiciel avait rencontré beaucoup de succès en permettant notamment la création d’applications permettant de réaliser des études sur de grands échantillons de personnes sur des sujets comme la dépression postpartum (University of North Carolina), sur l’asthme (Mount Sinaï) ou encore sur les maladies cardiovasculaires (Stanford).

Au lancement de « CareKit » le mois prochain, quatre modules seront déjà proposés. Care Card qui a pour but d’aider les patients à suivre leur programme de soins et à respecter un protocole précis. Symptom and Measurement Tracker qui permettra aux utilisateurs d’enregistrer facilement leurs symptômes et leurs sensations. Insight Dashboard qui compare les symptômes et le protocole figurant sur la Care Card pour montrer facilement l’efficacité des traitements. Et enfin Connect avec lequel les utilisateurs peuvent facilement partager des informations sur leur santé ou l’évolution de leur pathologie avec les médecins, les équipes de soins ou leurs proches.

Ces différents modules disponibles en open source pourront ainsi être aisément adaptés par des développeurs pour répondre aux besoins de chaque pathologie.

La puissance de ces outils, couplée aux objets connectés Apple (smartphone, tablettes et montres intelligentes), laisse présager de nombreuses évolutions dans le suivi médical des patients. A contrario, Apple sera confronté plus que jamais au défi de la sécurité des échanges et du stockage des données de santé !

Pour en savoir plus :

http://www.apple.com/researchkit/

http://www.apple.com/fr/pr/library/2016/03/21Apple-Advances-Health-Apps-with-CareKit.html

Diabeloop : enfin un pancréas artificiel pour les diabétiques de type 1 !

logo_diabeloopLe diabète de type 1 concerne 200 000 personnes en France et se déclare chez l’enfant ou le jeune adule : leur pancréas ne permet plus d’assurer la sécrétion d’insuline, l’hormone responsable de la régulation du taux de sucre dans le sang (glycémie). Les patients concernés doivent alors contrôler leur glycémie en permanence, afin de calculer et s’injecter la dose d’insuline adéquate. En cas d’erreur, ils risquent l’hypoglycémie (pouvant conduire au coma) ou l’hyperglycémie, dont les conséquences à long terme sont dramatiques (complications cardiovasculaires, atteinte des reins, des yeux, des jambes, etc.)
Le stress est donc réel au quotidien… L’objectif de Diabeloop est simple, redonner à ces patients leur liberté ! Diabeloop leur propose un service de pancréas artificiel : le patient reçoit régulièrement de l’insuline via une pompe directement pilotée par un algorithme, qui prend en considération la glycémie mesurée par un capteur ainsi que les activités pouvant avoir une influence qu’il aura déclarées. Toutes les informations nécessaires au suivi du diabète sont remontées sur son smartphone et transmises à une équipe médicale de surveillance. Cette innovation majeure est attendue de pied ferme par les patients qui déclarent souhaiter en bénéficier à plus de 80 % selon une enquête menée par l’AFD (fédération française des diabétiques). Patience, le système devrait être en vente d’ici fin 2017…

 

Pour en savoir plus :

www.diabeloop.fr

Enquête AFD : les résultats du questionnaire sur le pancréas artificiel Diabeloop