Auteur : Alice Bovyn Marcillaud

Quand le stent devient intelligent…

instent-logo-final_bannerEnviron 200 000 stents sont posés chaque année en France, et plus de 7 millions dans le monde. Ces petits ressorts métalliques sont utilisés en cardiologie après une angioplastie (dilatation d’une artère obstruée par une plaque d’athérome) pour maintenir l’artère ouverte et ainsi diminuer le risque qu’elle s’obstrue à nouveau.

Malheureusement, des complications suite à la pose de ce dispositif surviennent dans 10 % des cas du fait du processus de cicatrisation. Après la pause du stent, les cellules composant la paroi des artères sont abîmées et perdent temporairement leur fonction anticoagulante, ce qui rend nécessaire un traitement adapté. Mais cette phase de cicatrisation varie d’un individu à l’autre, et il est donc délicat de savoir précisément combien de temps doit durer le traitement. Si celui-ci est trop long, le patient est trop anticoagulé et peut faire une hémorragie. Si, au contraire, il est trop court, un caillot peut se former et obstruer l’artère.

C’est pour répondre à cet enjeu que la start-up Instent a développé un stent intelligent, doté de micro-capteurs capables de mesurer l’avancement de la cicatrisation en analysant les propriétés électriques des différents tissus. Le stent peut alors envoyer l’information que la cicatrisation est terminée.

Un prototype a pour l’instant été testé sur animal avec succès, propulsant la start-up française sous le feu des projecteurs. Elle a notamment été remarquée par la MIT Technology Review. Affaire à suivre de près, car il y a fort à parier que si l’aventure est concluante, les applications de ces nouveaux capteurs seront multiples.

Les essais cliniques sur l’homme sont prévus pour 2018.

 

Pour en savoir plus :

Le Figaro Santé : Cardiologie : les séduisantes promesses du stent «intelligent»

Instent : http://www.instent.eu/

 

L’endométriose augmente le risque de maladies cardiovasculaires

Heart beat. Young woman drawing a heart on her t-shirtL’endométriose est une pathologie gynécologique encore peu connue et pourtant très courante (10% des femmes en âge de procréer sont concernées) : des cellules d’endomètre (muqueuse utérine) se développent en dehors de l’utérus chez les femmes concernées. Depuis trois ans, cette maladie sort de l’ombre grâce aux évènements de sensibilisation organisés et à leur médiatisation, et les terribles douleurs qu’elle engendre ainsi que ses conséquences sur la fertilité des femmes commencent à être connues.

Mais on sait aussi désormais que les femmes souffrant d’endométriose sont davantage à risque cardiovasculaire. C’est en effet ce qu’a montré une étude américaine, qui a analysé les données issues d’un registre consignant les données d’observation de plus de 100 000 femmes suivies pendant 20 ans (de 1989 à 2009). Il est apparu que, toutes choses égales par ailleurs, le risque d’infarctus du myocarde était augmenté de 52% et le risque d’angine de poitrine de 91% (une angine de poitrine se manifeste par une douleur thoracique intense ; elle survient lorsque le cœur est insuffisamment irrigué). Ce sur-risque lié à l’endométriose est d’autant plus important que la femme est jeune, et est partiellement lié aux conséquences des traitements de la maladie (hystérectomie / ovariectomie).

Une raison supplémentaire – s’il en fallait une – de ne pas retarder le diagnostic de cette pathologie chez les femmes se plaignant de douleurs menstruelles… et de les surveiller ensuite régulièrement afin d’éviter l’apparition de ces complications.

Pour en savoir plus :

Diabeloop : enfin un pancréas artificiel pour les diabétiques de type 1 !

logo_diabeloopLe diabète de type 1 concerne 200 000 personnes en France et se déclare chez l’enfant ou le jeune adule : leur pancréas ne permet plus d’assurer la sécrétion d’insuline, l’hormone responsable de la régulation du taux de sucre dans le sang (glycémie). Les patients concernés doivent alors contrôler leur glycémie en permanence, afin de calculer et s’injecter la dose d’insuline adéquate. En cas d’erreur, ils risquent l’hypoglycémie (pouvant conduire au coma) ou l’hyperglycémie, dont les conséquences à long terme sont dramatiques (complications cardiovasculaires, atteinte des reins, des yeux, des jambes, etc.)
Le stress est donc réel au quotidien… L’objectif de Diabeloop est simple, redonner à ces patients leur liberté ! Diabeloop leur propose un service de pancréas artificiel : le patient reçoit régulièrement de l’insuline via une pompe directement pilotée par un algorithme, qui prend en considération la glycémie mesurée par un capteur ainsi que les activités pouvant avoir une influence qu’il aura déclarées. Toutes les informations nécessaires au suivi du diabète sont remontées sur son smartphone et transmises à une équipe médicale de surveillance. Cette innovation majeure est attendue de pied ferme par les patients qui déclarent souhaiter en bénéficier à plus de 80 % selon une enquête menée par l’AFD (fédération française des diabétiques). Patience, le système devrait être en vente d’ici fin 2017…

 

Pour en savoir plus :

www.diabeloop.fr

Enquête AFD : les résultats du questionnaire sur le pancréas artificiel Diabeloop

 

Attention aux sucres cachés !

Portion of white sugarOn connait l’impact d’une consommation excessive de sucre sur la santé : obésité, diabète, maladies cardiovasculaires… Autant de raisons d’essayer de se rationner ! Conscient de ces enjeux, l’OMS a récemment revu ses recommandations à la baisse et préconise désormais de consommer l’équivalent de 25g de sucre par jour (contre 50g avant mars 2015).

Le problème est que même en essayant de faire attention, il est extrêmement difficile de mettre en pratique ces bons conseil, le sucre est partout et avance masqué. Une seule canette de coca cola en contient 35g, soit 40 % de plus que la quantité journalière recommandée ! D’autres produits, moins visibles, ne sont pas en reste : Un grand bol de soupe industrielle acheté en rentrant le soir dans la supérette du coin de la rue pour manger diététique contient environ 20g de sucre, le yaourt aromatisé qui l’accompagne entre 15 et 20g, etc. Les céréales du petit déjeuner du lendemain contiennent toutes des quantités importantes de sucre quelle que soit la marque. Les boissons chaudes qu’on ingurgite à la hâte en arrivant au bureau sont encore bien pires : une étude menée par l’ONG britannique « Action on Sugar », qui prend pour cible les boissons chaudes proposées par des chaînes comme Starbucks ou Costa Coffea, montre qu’en buvant un grand thé chai « Hot Spiced Fruit » on consomme 99g de sucre, ce qui représente l’équivalent de 25 cuillères à café…

Notre recommandation si vous voulez réduire drastiquement votre consommation de sucre : évitez toute préparation industrielle dans votre alimentation, en tout cas tant que les industriels seront aussi irresponsables. En espérant que ce boycott les fera changer d’attitude…

 

Pour en savoir plus :

Action on sugar : Shocking amount of sugar found in many hot flavoured drinks

Passeportsanté.net : sucres cachés, où les trouver ?

L’OMS appelle les pays à réduire l’apport en sucres chez l’adulte et l’enfant

Compte Instagram @dealerdesucre

Bonne nouvelle ! Il y a une vie après l’infarctus…

20160210_SMAR_BLOG_post infarctus_vdefC’est ce que montre une étude scandinave menée sur près de 3000 patients victimes d’un infarctus. Les résultats indiquent que, pour les individus pris en charge avec les techniques médicales introduites il y a déjà près de 15 ans, les décès enregistrés sont majoritairement d’origine non cardiaque. Ces bénéfices démontrés sont pour l’essentiel liés à l’amélioration de la prise en charge de l’infarctus à l’hôpital.

Aujourd’hui, un individu soigné selon l’état de l’art et correctement suivi pourra donc bénéficier de la même qualité de vie que n’importe qui d’autre ! Rappelons néanmoins que cette prise en charge ne commence ni ne s’arrête aux portes de l’hôpital… La #smartsanté, c’est tout d’abord une prévention efficace, grâce à une bonne hygiène de vie, et un dépistage des facteurs de risque.  C’est ensuite, en cas de problème de santé avéré, une prise en charge médicale de qualité selon les techniques médicales actuelles. Et enfin, un suivi au long cours pour éviter toute récidive! Pour cela, nous sommes convaincus de l’utilité des nouvelles technologies, en complément des actions des médecins. C’est dans cette logique qu’a été pensée la solution cardiosens proposée par Smartsanté.

Medscape (article protégé – Medscape)

Cardiosens.com

Le tatouage des diabétiques : une révolution en cours ?

Credit : Jacobs School of Engineering/UC San Diego

Les chercheurs de l’Université de Californie – San Diego ont mis au point un tatouage innovant qui pourrait bien révolutionner le quotidien des patients diabétiques. En effet, aujourd’hui, un diabétique insulino-dépendant doit se piquer plusieurs fois par jour pour mesurer son taux de glycémie et adapter son traitement en conséquence. Le tatouage, appliqué directement sur la peau, remplira toutes ces fonctions : adieu, piqûres !

Pour l’instant, le tatouage n’est pas encore commercialisé, et les chercheurs souhaitent encore y apporter des améliorations, comme prolonger sa durée de vie (de 24h pour l’instant) ou pouvoir récupérer en temps réel les valeurs numériques de la glycémie mesurée par le dispositif. Les perspectives seraient alors infinies, notamment en interfaçant le tatouage avec des applications ou logiciels de suivi afin que le patient diabétique bénéficie de conseils immédiats et personnalisés : une vraie révolution #smartsanté !

Pour en savoir plus : http://www.santelog.com/news/diabete/diabete-le-tatouage-temporaire-qui-surveille-vos-niveaux-de-glucose_13444_lirelasuite.htm#lirelasuite et http://pubs.acs.org/doi/abs/10.1021/ac504300n (article original, en anglais)

La cuillère intelligente et la maladie de Parkinson

liftware-smartsante

Liftware propose une cuillère connectée qui vise à améliorer la vie quotidienne des patients atteints de la maladie de Parkinson.
Le manche intelligent est constitué de petits moteurs capables de détecter les tremblements et ainsi de les neutraliser en créant un mouvement contraire le tout en les différenciant des mouvement naturels de la main.
Mais la cuillère Liftware va plus loin ! Au fur et à mesure de l’utilisation par le patient, elle L’autre élément intéressant est qu’au fur et à mesure de l’utilisation par le patient, la cuillère mémorise ses mouvements pour mieux les anticiper et les adapter.

Plus que du bien être, cet objet intelligent améliore durablement et significativement la qualité de vie quotidienne des patients atteints de la maladie de Parkinson. Dommage que cette cuillère ne soit pas connectée à une application ou un service web de suivi plus global de la maladie… Pour une prochaine version, peut-être ? ça ce serait de la #smartsanté !

Plus d’informations sur leur site internet : http://www.google.com/liftware/