AVC : des signaux d’alerte à ne pas négliger

doctor view output CT scan.La journée européenne de l’AVC qui a eu lieu ce samedi 14 mai est l’occasion de rappeler l’importance de la prise en charge rapide des « accidents ischémiques transitoires », essentielle pour réduire le nombre d’AVC.

En effet, les AVC ne surviennent pas systématiquement de façon brutale sans le moindre signe d’alerte préalable. Environ un accident cérébral vasculaire (AVC) sur quatre est précédé d’un « accident ­ischémique transitoire » (AIT) qui est une sorte de « mini AVC » : de la même façon que pour un AVC, un caillot vient se loger dans une artère et bloquer la circulation sanguine. Toutefois, dans le cas d’un AIT, cela ne dure que quelques secondes à quelques minutes puis disparait sans laisser de trace. Résultat, de nombreuses personnes affectées par des AIT ignorent ces symptômes, pensant – à tort – que le risque a disparu. Or une étude a montré que dans 12 à 20% des cas, l’AIT est suivi d’un AVC au cours des trois mois qui suivent.

Mais quels sont ces signes, qui restent souvent méconnus ?  Ce sont les mêmes que ceux d’un AVC. Survenant toujours brutalement, ils sont brefs et réversibles. Il peut s’agir de troubles de la parole (une incapacité soudaine à prononcer ou à trouver les mots), d’une difficulté d’articulation, de faiblesses ou d’une paralysie d’un membre, d’une perte de vue ou d’équilibre…

Lorsque l’on présente ces symptômes, même s’ils disparaissent ensuite, il est indispensable d’aller rapidement consulter un médecin voire, lorsque cela est possible, de se rendre dans l’une des « cliniques SOS-AIT » existante. Ces cliniques répondent à un défi majeur : réaliser en moins de trois heures tous les examens nécessaires. A l’issue de ce bilan, 70 % à 75 % des malades rentrent chez eux avec une ordonnance de traitement préventif ; 25 % à 30 % sont hospitalisés pour un traitement immédiat.

Hélas, la France accuse un certain retard dans ce domaine : il existe seulement deux cliniques spécialisées dans la prise en charge des AIT (l’une à Paris et l’autre à Toulouse), alors que la Grande Bretagne compte déjà 200 structures équivalentes. « Ces cliniques ont permis d’éviter 10 000 AVC par an au Royaume-Uni. Elles ont aussi permis d’économiser 200 millions de livres sterling [250 millions d’euros], uniquement sur les coûts de la prise en charge en aigu », explique Peter Rothwell de l’université d’Oxford. En France, l’enjeu de santé publique est pourtant de taille car lorsque l’attaque cérébrale survient, en moyenne seuls 5 % des patients français reçoivent un traitement efficace dans un délai de six heures.

 

Pour en savoir plus : http://lemonde.fr/sciences/article/2016/04/25/traiter-en-urgence-les-premices-d-un-avc_4908330_1650684.html

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